vendredi 1 juin 2018

Yves Chaland est-il le Ian Curtis de la BD ? Où Ian Curtis est-il le Yves Chaland du Rock ?


 Par l'élève Moinet


Une grande enquête persuasive sur nos héros préférés qui permettra à Fury Magazine de rencontrer enfin le public qu’il mérite.

Les personnages et les situations de ce récit n’étant pas purement fictifs, toute ressemblance avec des  personnes ayant existé ne saurait être purement fortuite.

Coincée entre 1977 et 1979, 1978 ne semble pas être une année à forte portée historique. Et pourtant. 
1978 : Personne ne sait qui est Ian Curtis. Sauf les Anglais, il est anglais. Comme il est dit sur Wikipédia,  Ian peaufine ses textes, travaille ses chansons. Ses chansons sont pour son groupe. Son groupe, c’est Joy Division.

1978 : Quelques personnes savent qui est Yves Chaland. Sauf les Anglais, il est Français. Comme il n’est pas dit sur Wikipédia, Yves peaufine ses histoires. Ses histoires sont  pour son journal. Son journal, c’est Métal Hurlant.

Un Anglais, un Français, non, circulez, ça n’a rien à voir. Un chanteur et un dessinateur, non plus. Dommage.

A moins que… Un chanteur penché sur son micro et un dessinateur penché sur sa table à dessin ? Tiens… Une œuvre courte ? Une œuvre courte. Une histoire fulgurante ? Une histoire fulgurante ! Un air de famille ? Un air de famille !! Oui, c’est comme faire un puzzle avec deux boîtes différentes : Factory records et Tony Wilson pour l’un, Métal Hurlant et Jean-Pierre Dionnet pour l’autre. Voilà. D’ailleurs, écoutons ce dernier dans l’amer docu de la page 19 du Chaland, portrait d’artiste : "Chaland était la seule vraie "rock star" du canard. Il avait une manière de s’habiller très personnelle (…) Il était dandy comme peut l’être une rock star. Sauf que son dandysme consistait à faire semblant de s’habiller n’importe comment… en ne s’habillant pas n’importe comment." Voilà un manuel de savoir vivre à l’intention de tout post-punk qui se respecte. C’est qu’avec leur look d’étudiant en droit attardé, l’affaire n’était pas gagnée à la fin des 70’s, surtout pour le Mancunien appelé à prendre la relève des Clash et autres Sex Pistols. Retournez votre Captivant à défaut de votre veste. La preuve est là, en noir & blanc, à l’imper près et à l’imparfait. Punks propres ! Le mot compte double est lâché. Voilà ce qu’ils étaient. Comme Jacno, Philippe Pascal et Antoine Doinel. Pères de famille précoces, mais pas avares en provoc : Chaland dans Captivant et dans n’importe quelle interview - années Giscard / Post baba cool obligent - Ian Curtis qui vote conservateur et joue dans un groupe au nom ambigu, trois lads bien loin de ses préoccupations existentielles (désolé pour cette phrase un peu longue). Il me revient le souvenir de l’ancienne gare de la Bastille, en lieu et place de l’opéra du même nom,  pour la convention de la BD. Chaland dédicaçant son Bob Fish, seul à une table ronde entouré de ses fidèles, à l’écart du  stand Humano en pleine Margerinmania.  



Certes, faire rire son prochain n’est pas la principale préoccupation de l’introverti chanteur et leurs idoles pas les mêmes. Quoique. Si Chaland rencontre la sienne, Will Eisner, à Paris, Curtis essaie d’en faire de même avec William Burroughs à Bruxelles. Mais le beatnik d’écrivain est plus taciturne que son compatriote dessinateur et l’ambiance plus rock'n’roll. Bruxelles, ville d’adoption pour les deux, qui ne se sont jamais croisés au détour de la Grand-Place, le célèbre concert de Joy Division au Plan K ayant eu lieu trois mois avant le premier voyage de Chaland dans la capitale de la BD. D’ailleurs avaient-ils seulement entendu parler l’un de l’autre ? Pas sûr du tout. Mais pas sûr pas du tout : Chaland, c’est bien connu, rencontre Serge Clerc au Bataclan, au concert des Stranglers, groupe punk s’il en était. Les Stranglers dont Joy Division assurait la première partie pendant leur tournée anglaise…

Il est temps d’essayer de nous résumer afin de réveiller ceux qui se seraient endormis. Eh bien voilà : Chaland était plutôt Chaland et Curtis plutôt Curtis. Mais si vous êtes encore là, c’est que nous partageons cet indicible sentiment d’admiration et de frustration entremêlées qu’ils nous procurent. L’un et l’autre. A chaque fois. Je crois qu’il faudrait inventer un nouveau mot pour l’occas’, garanti 20 ans, kilométrage illimité. Néologistes, merci ! Quant à ceux dont le rock n’est pas la tasse de thé anglais, sachez que quelque temps après cette histoire très, très masculine, vous avez tous dansé sur Blue Monday de New Order (le groupe d’après) le soir de votre mariage. Pour les célibataires ou ceux qui étaient trop saouls pour s’en souvenir, désolé pour les quatre minutes perdues. Au moins pourrez-vous répondre à la question Minitel du jour et tenter de gagner une luxueuse Nissan Qashqai (très peu roulée) offerte par la direction, à savoir si tout compte fait Chaland ne serait pas à lire en écoutant Ian Curtis ? Musique d’un film fixe d’une autre époque ? Heu… Je me lance : bien sûr que non ! Mais l’un après l’autre, oui. Passer un jour sans regarder l’un ou écouter l’autre ? Pourquoi pas un jour sans curling à Pyonchang  tant qu’on y est !

Rien de tel qu’une bonne citation de je ne sais pas qui pour finir un article bien laborieux : si la richesse d’une vie fait de vous un homme respecté et admiré, seule la mort a le pouvoir de bâtir une légende. Ah oui, quand même !



Nous allons donc passer à la finalité de cette histoire en guise de conclusion, puisqu’il y en a une (de finalité) : "Même si j'ai payé 190.000 livres sterling - presque deux fois le prix demandé - j'ai pensé qu'il fallait que je m'investisse, surtout après avoir entendu parler de la situation désespérée de plusieurs fans qui ont échoué à réunir les fonds nécessaires pour acheter cette maison qui fut l'un des biens et l'endroit où vécut l'un des héros de ma jeunesse". Celui qui parle s’appelle Hadar Goldman (quel nom génial !) et c’est au Guardian qu’il le fait, avant de rajouter un peu plus loin qu'il développerait le projet de musée aux côtés du club de fans. "L'héritage de Joy Division mérite d'être pris en compte au XXIème siècle, afin de faire connaître au grand public l'un des groupes précurseurs de l'histoire de la musique contemporaine. Nous développerons ce projet en ayant recours au cœur et à l'âme." Toute idée est d'ailleurs la bienvenue. Avis aux intéressés.

Chers amis…

lundi 12 juin 2017

Un soir au TINALS 2017

Par l'élève Moinet




Restrictions budgétaires obligent, cette année un et un soir au Tinals et non pas deux et encore moins trois, pour votre serviteur de service en compagnie de son "professeur FouFou" de patron (Fury Magazine, quel nom mes aïeuls !), le samedi en l’occurrence pour faire comme tout le monde. Pas de Make Up, donc, pas de Slaves, de Black Angels ni de King Gizzard, mais être un homme c’est faire des choix et s’y tenir.

A ce propos, pas de "Equipe de foot" non plus pour ne pas commencer par le commencement. Le concert sous 35° à l’ombre devant ressembler au quart de finale de notre équipe (nationale) de foot une après-midi de juillet 86 à Guadalajara. De plus, la perspective d’attendre 3 heures  aurait fait ressembler (désolé pour la répétition) la suite à la traversée du désert de notre équipe (nationale) jusqu’en  96. Wikipédia appelle ça "les années de transition" (Pfff, j’t’en foutrais !)  La suite, donc ? La suite ? Mon âge me joue des tours… Bon sang mais c’était bien sûr !  Echo and the Bunnymen ! Ou si vous le voulez Ian Mc Culloch et Will Sergeant toujours aussi copains (!).  Le Liverpoolien (je sais pas si c’est comme ça qu’on dit) assure et enchaîne les standards malgré la chaleur et son inséparable veste capuchée. 2 shoots de serviettes et 6 de whisky and milk (3 et 3) plus tard et le tour est joué. Si je devais accorder une note, 0 étant la plus basse et 20 la plus élevée, j’opterais allégrement pour un 14. Le temps d’aller boire un coup, place à Jack Bugg, bon élève de la scène anglo/folk/indé  (je sais pas si ça existe). Appliqué, peut mieux faire. Mais c’est déjà pas mal. Le public, frustré de solos de guitare depuis les années 70 n’en rate pas un et applaudit à l’occas. Léger coup d’œil aux Peacers, super groupe folk/pop de série B qui me fait penser qu’il est temps d’aller peacer, euh pisser (désolé). Et d’aller manger. (Nouvelle) queue interminable au food truck mais le dieu du timing est avec nous. Début de Primal Sream sandwiché coca-colé. Moi, pas eux. Concert minimal, pas de guitar-hero, pas de choristes, mais Bobby Gillespie. Un des derniers survivants d’une espèce en voie de disparition : la rock star. Fatigué, yeux de plus en plus bridés, mais là et bien là. (Jeudi à Paris, vendredi à Barcelone). Oui messieurs-dames, je pourrai dire moi aussi que j’ai vu Primal Scream. 20 ans de frustration balayée d’un coup, ça n’a pas de prix. Détail poilant, sur du "Stop the violence" le chanteur des ineffables et tout en (50) nuances des Grys Grys voit rouge et balance son poing sur le nez d’un infortuné je ne sais pas quoi, j’étais mal placé. Permettez-moi de vous tutoyer pour l’occas, mais tu le crois ça ? Que l’outragé se manifeste nous sommes prêts à organiser une quête conséquente (nous sommes peu mais très riches) pour lui faire retrouver son honneur perdu. Bref, fin du fait divers d’été et du concert, sans oublier une mention particulière pour les boots à paillettes de la bassiste. Simone !... 



Minuit ! Il est temps de prendre les choses en main.  Avec la droite pour faire signe d’y aller et la gauche pour indiquer où. Les deux au bout de mes (deux) bras. Et vous le croyez ça, vous ? Tout le monde me suit. Du moins presque. Ah ça ! Je sais être un meneur d’homme quand il faut, y a pas à dire. Tout ça pour dire qu’il est temps d’aller en quatrième à la Mosquito stage pour les hmltd. La Mosquito stage ? La Mosquito stage ? C’est que le Tinals ressemble désormais à un vrai festival et s’émancipe le long de la voie rapide. Les hmltd ! Les HTMLD ! Qui sont à Londres ce que les Lemon Twigs sont à New York. J’imagine ce que la vision de Velvet Goldmine à tarif réduit a dû être pour eux. Les fils cachés d’Iggy (période Search and destroy) et de Bowie (période Stage) dégagent et dégagent le stage diver impudent. Yeah ! Euh ouais ! En l’occurrence. Retour à la case Flamingo stage difficilement contournable pour les incontournables Thee Oh sees. Quel effet cela doit faire à ce vieux loup de mer de John Dwyer de voir sa scène gonfler chaque année ? Le même, le même, ça peut pas être plus, mais c’est déjà pas mal. Bizarre quand même que de constater que les deux batteurs s’évertuent à jouer exactement la même chose, mais ah ce moment, euh, à ce moment de la soirée qui sent la fin, je n’en suis plus à une contradiction près.

Il est donc temps de donner une note. Globale cette fois-ci, sans oublier que le 0 est la plus basse et le 20 la plus élevée. C’est un nouveau 14. Oui oui oui. Jusqu’à ce que "Eh mecton, vous n’allez pas près de la gare, quoi, parce que la navette c’est toutes les 45 minutes quoi, et que notre hôtel, il est à côté de la gare, quoi." Le "Dum Dum Club" en personne ! Tu le crois ça ? Excusez-moi pour cette deuxième familiarité de la soirée, mais bon… 10 minutes plus tard la note passe allégrement à 15,5/20.

Je pose 20, je tranche 15,5… égale 5,5 euh non, 4,5 points à gagner pour faire mieux l’an prochain. Dur challenge.

 

lundi 29 mai 2017

Dirty Harris

Par Oddjob



Vous nous avez crus morts ! Enterrés, Fury Magazine et ses réacs ronchons à la noix ! 
Certains nous pleuraient. D’autres, beaucoup d’autres, ont dû s’en féliciter. Les Colins Froids, les Bougistes, les Pressés, les Pédants, les Carriéristes… tous trinquaient à notre perte !
Même nous, nous nous sommes vus morts, enfermés entre quatre planches, enfouis six pieds sous terre. Fauchés par la Modernité, cette vieille garce boursoufflée au botox, ayant élevé sa vulgarité de parvenue au titre de pensée universelle.
Car, oui, la résistance au mauvais goût, aux modes, aux tendances, aux gadgets, au buzz, à la hype… c’est loin d’être de tout repos, croyez-nous ! Au quotidien, on perd souvent pied, on se sent submergé jour après jour par une médiocrité sans cesse plus affligeante…
Mais, comme disait l’autre, ce qui ne tue pas rend plus fort. Alors c’est décidé, nous nous remettons en marche ! Oui, enfin, c’est une façon de parler bien sûr. Nous, la marche, nous ne la concevons qu’avec sacs-à-dos, knickers en velours et couteau suisse, hein ! Le costard étriqué de l’affairiste, très peu pour nous.
Du coup, tenez, de l’élégance et du style, on va vous en donner.
Oubliez vos classiques, les sentiers battus, les archives réchauffées.
Prenez un Irlandais pur jus. Grand, blond, sec, visage émacié. Ni playboy frelaté, ni garçon d’écurie. Plutôt, le genre "belle gueule", bagarreur et buveur. Anarchiste à la mode anglo-saxonne, c’est-à-dire qu’il n’a pas oublié au vestiaire d’être aussi un fieffé conservateur, et fervent soutien (qu’il ne cacha pas) à la cause de l’IRA.
Lui, c’est devant la caméra qu’il exprimera son mauvais caractère ! C’est ainsi que Richard Harris aura l’occasion de marquer les esprits cinéphiles dès l’une de ses premières apparitions, en 1961. Quelques lignes de dialogues, au début de The Guns Of Navarone. Quelques phrases pour dire sa résignation, en tant que pilote de la R.A.F., à obéir malgré tout, parce qu’il en va de son devoir d’officier. Et ce visage, fatigué mais digne. Un personnage et une allure de vieux cocker, d’aristocrate déchu, dont il ne se départira plus tout au long de sa longue carrière.
1965, coup double: The Heroes Of Telemark et Major Dundee. Dans le premier, Anthony Mann lui offre le rôle d’un chef de la résistance norvégienne. La belle Ulla Jocobsson, ce sera pour les bras de Kirk Douglas. Au menu pour Harris, lui, l’action, la vraie : sabotage, Sten, peau de phoque et surtout la tenue mythique de skieur scandinave.



Avec Peckinpah et Major Dundee, on atteint un stade supérieur. Le face à face de deux officiers, l’un ayant rejoint le camp nordiste (Charlton Heston) et l’autre, resté fidèle à la rébellion confédérée (Richard Harris), confrontés dans une guerre, si peu civile, mais véritablement de civilisation ! Alliés de circonstance afin de délivrer des enfants des griffes d’Apaches, au-delà du Rio Grande, dans le Mexique de Maximilien, occupé par les troupes françaises… Très riche scénario faussement classique mais brillamment tragique et rôle grandiose pour Harris, plume blanche sur le couvre chef et spencer façon hussard. Il n’en faudra pas plus à la séduisante Senta Berger pour succomber au charme sudiste du Capitaine Tyreen. La dernière scène, la splendide charge de cavalerie – rescapés nordistes et sudistes face aux lanciers de l’empereur – verra Harris sauver le drapeau honnis des Yankees, avant de charger une dernière fois, sabre au clair, en authentique southern gentleman !


 
Puis vinrent les 70’s, véritable âge d’or de sa filmographie. Avec en prélude dès 1969, le mythique A Man Called Horse, où comment un aristocrate anglais déchu parviendra au prix du sang à devenir un authentique guerrier sioux. Dans la même veine, deux ans plus tard, on le retrouvera trappeur dans  Man In Wilderness (Le Convoi Sauvage), de Richard C. Sarafian, à la fois western panthéiste et survival, tragique récit d’une vengeance, violent et sec !
Richard Lester le fera tourner à deux reprises durant cette même décennie. Tout d’abord, dans Juggernaut (Terreur sur le Britannic), à la belle distribution made in England (Ian Holm, Freddie Francis, David Hemmings et Anthony Hopkins), il compose le fantasque et sarcastique officier-démineur, Fallon, réussissant à déjouer une bombe à bord d’un paquebot de luxe en pleine Mer du Nord. C’est, certes, filmé comme une bonne vieille série anglaise de la même époque, mais c’est surtout garanti 100 % pull marin, pipe, whisky et trench !

 




Il interprétera ensuite le roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, dans le mélancolique et émouvant Robin And Marian (La Rose et La Flèche), aux côtés de Sean Connery et d’Audrey Hepburn.
En compagnie de Charlotte Rampling, il sera à l’affiche du sous-estimé, et surtout mal-aimé, Orca, trop souvent considéré comme un sous-Jaws, alors que les scènes d’affrontement avec l’orque en question n’ont pas à rougir de la comparaison…
Enfin, la période se clôture sur un magnifique baroud d’honneur avec The Wild Geese (Les Oies Sauvages, clin d’œil aux fameux mercenaires irlandais au service du Saint Empire, pendant la guerre de Trente Ans !) sous la direction de l’honorable artisan Andrew V. McLaglen. Film de mercenaires typique de cette époque qui ne fait pas oublier les canons du genre, certes, mais qui offre à Harris le meilleur rôle du film, en ex-officier retiré des affaires et tendre papa poule célibataire. La partition de Roy Budd y est des plus efficaces, avec la touche nostalgique bienvenue dans ce genre d’aventure. Et une fois encore, tout comme dans Major Dundee, Harris ne se départira pas de sons sens du sacrifice…



Après un passage à vide durant les 80’s, c’est au tournant de la décennie suivante, que Clint Eastwood lui confie sans doute son dernier grand rôle, celui d’English Bob, dans Unforgiven. Vieux tireur à gage élégant, flanqué de son propre biographe et figure démodée dans un Far West qui a troqué la violence de la conquête pour celle de la soi-disante civilisation.

Enfin, sa carrière s’achève dans la peau du professeur Dumbledore, vieux sage et grand manitou de Poudlard, dans les deux premiers épisodes de H.P.
Mais n’oublions pas qu’on lui doit d’être passé une unique fois derrière la caméra avec en 1971 Bloomfield. Aux côtés de Romy Schneider, il y campe un joueur international de football qui doit choisir entre sa passion du ballon rond et sa vie conjugale… (N’ayant pas eu le loisir de visionner le film, je ne pourrai vous en dire plus. Mais je compte bien sur mon collègue Getcarter pour m’en dégoter une belle copie !)
 


Enfin, ce modeste (et sélectif) tour d’horizon ne saurait être complet sans rappeler que notre homme toucha également, à la chanson (façon Scott Walker), et de fort belle manière : tout en mélancolie et lyrisme flamboyant. Bref, à son image !